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Crises et souffrances psychiques : les programmes psychosociaux apportent des réponses
Claire Pirotte

 

 En pratique on constate divers niveaux de mise en place des programmes

Les aspects psychosociaux recouvrent un champ si vaste qu’il est normal que les programmes apparaissent très polymorphes [2].

 

De façon schématique on peut en décrire au moins quatre niveaux :

  • Dès l’urgence, la prise en compte « du respect des populations et de leur participation » à travers tous les programmes de couverture des besoins basiques. Ceci permet de ne pas être maintenu dans un rôle de victime enfermée dans le choc passé mais de se sentir acteur tourné vers un futur. Pour beaucoup c’est déjà un acte psychosocial de prévention qui aidera une grande partie de la population pourvue des capacités de résilience suffisantes à métaboliser la violence de l’évènement. A ce stade, la clarté de l’information sur les évènements joue également un grand rôle.
  • Un autre niveau de prise en charge psychosociale consiste à créer des programmes de soutien adaptés à une problématique spécifique. Pour exemple, l’aide psychologique donnée aux mères allaitantes dépressives après un traumatisme et dont les enfants présentent des problèmes nutritionnels sans difficulté d’accès à la nourriture. De même pour les personnes handicapées physiques devant se réintégrer dans la société.
  • Un troisième niveau consiste à mettre en place des programmes de prévention des désordres psychosociaux au sein de « groupes à risque » (enfants isolés, mères soutiens de famille etc.).
  • Un quatrième niveau prend en charge des « sujets à risque » dépistés via différentes filières de repérage : auxiliaires de santé mentale, travailleurs sociaux, centre de santé, instances éducatives, groupes de bénéficiaires, etc.

Ce polymorphisme explique les différentes dénominations que l’on retrouve pour les programmes psychosociaux : programmes de santé mentale, programmes d’aide aux traumatismes psychologiques, etc.


[2] L’ensemble de cette réflexion exclu la prise en charge des cas nécessitant les soins de spécialistes en psychiatrie médicalisée qui seront référés aux structures ad hoc (quand elles existent !), que ceux-ci soient secondaires à l’évènement traumatisant ou pré existant à celui-ci, ainsi que les pathologies neurologiques comme les épilepsies, les malformations, etc.