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La revue du Groupe URD

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Etude sur l’impact environnemental des migrations forcées
décembre 2016 - avril 2017 pour le Global Disaster Preparedness Center

Dans le cadre d’une étude financée par le Global Disaster Preparedness Center, le Groupe URD s’est rendu au Liban et au Cameroun durant le premier semestre 2017, deux pays largement concernés par l’arrivée massive de réfugiés fuyant respectivement les crises syrienne ainsi que centrafricaine et nigérianes. Cette étude a pour but d’identifier et de mesurer l’impact environnemental des migrations forcées.

L’arrivée rapide et massive de réfugiés sur des espaces réduits tend à accentuer l’impact des populations sur l’environnement, du fait d’une gestion court-termiste de ces populations et infrastructures par les opérateurs humanitaires. Cette situation résulte en une pression accrue sur les matières premières et les écosystèmes alentours, et tend à générer des tensions avec les populations hôtes.

Cette étude a donc pour double objectif :

  • d’identifier les pressions environnementales et sociales aux alentours des lieux d’installation, ainsi que leurs conséquences, et les éventuelles solutions, adaptées à chacun des contextes ;
  • de permettre d’atténuer ces tensions et d’intégrer les programmes de réponse dans une logique de soutenabilité et de durabilité.

Une première étude de cas a été menée au Liban en janvier 2016 dans la zone péri-urbaine de Zahlé-Chtaura, accueillant plusieurs implantations informelles, la zone rurale de Ghazzeh, qui accueille un nombre de réfugiés 10 fois plus élevé que la population hôte, ainsi que la ville de Tripoli.

La seconde a été réalisée en mars 2017 dans le camp de réfugiés de Minawao à l’Extrême Nord du Cameroun. Minawao accueille aujourd’hui 62 000 réfugiés qui ont fui le conflit causé par Boko Haram au Nigéria. Ce camp se situe dans une zone très aride où les impacts du changement climatique se font déjà ressentir (désertification, rareté des pluies, etc.) depuis quelques années.

Ces thématiques s’inscrivent dans un effort commun au Groupe URD et à différents groupes de travail sur ces enjeux tels que le Réseau Environnement Humanitaire ou le Joint Environment Unit (unité conjointe OCHA/PNUE) d’étendre les considérations environnementales au sein des programmes et organisations humanitaires. Ce faisant, les parties prenantes de ces réflexions cherchent à améliorer la résilience des communautés hôtes et des réfugiés.

Les conclusions de cette étude ont vocation à être partagées au sein des réseaux s’intéressant à l’amélioration de la prise en compte environnementale dans les réponses humanitaires et intégrent le contenu des formations menées par le Groupe URD en partenariat avec le PNUE.